La Sultane André Manoukian 4tet
LA SULTANE
ANDRÉ MANOUKIAN 4TET
André Manoukian, piano
Guillaume Latil, violoncelle
Gilles Coquard, contrebasse
Mosin Kawa, tablas
La musique possède ses cycles et ses ritournelles. Elle est faite d’obsessions. Celles qui imprègnent les projets d’André Manoukian se cartographient entre les continents du Caucase et de l'Orient. Avec La Sultane, le pianiste poursuit l’exploration, lancée depuis cinq albums, de ses racines arméniennes. Après Anouch (2022), dédié à sa grand-mère rescapée du génocide arménien, André Manoukian poursuit ses hommages à sa famille. « Ma sultane », c’est ainsi que ma mère appelait ma petite sœur avant de la dévorer de baisers » confie le musicien. « Les garçons s’entendaient murmurer : « mon Pacha» . Des mots turcs pour exprimer l’amour débordant des mères arméniennes pour leurs enfants. » Les frontières qui divisent et font des peuples des ennemis : le pianiste les saute. C’est sans doute pour cela qu’il se réfugie dans le jazz qu’il qualifie comme « la musique des exilés ». Avec La Sultane, André Manoukian expérimente. Il questionne les genres de l'improvisation, du jazz, des musiques traditionnelles, sacrées, et du classique. Il cherche les notes, tourne autour et dialogue avec.




